J’ai capté un truc en 2025, j’ai appelé ça “Le syndrome du flan pâtissier”.
Alors non, ça n’a rien à voir avec l’année en soi, hein. C’est juste que moi, ça m’a frappée l’année dernière.

Au début, j’y ai pas fait attention plus que ça. Et puis j’ai commencé à voir que ça se généralisait dans ma life. Alors j’en ai parlé en réel sur mon compte Instagram: umikan.zest.
Et comme certain·e·s d’entre vous ne sont pas sur les réseaux sociaux et préfèrent le blog, je me suis dit que ça valait le coup de poser ça ici aussi.

En plus, avec le blog, je peux m’étendre différemment sur le sujet. Donc voilà l’expérience que j’ai vécue. Et au passage, n’hésite pas à aller jeter un œil au réel aussi.

Je déteste pas, mais j’aime pas non plus

Il y a des choses qu’on pense détester. Pas juste “ne pas aimer”. Détester vraiment.

Bon ok, “détester” est peut-être un peu fort dans ma situation. Y a clairement des trucs que je déteste pour de vrai, mais dans le cas du flan pâtissier, c’était pas de la haine. C’était plutôt de l’indifférence. Et même de l’incompréhension. Je m’explique.

Pendant longtemps, le flan pâtissier faisait partie de cette catégorie de recettes qui ne me font absolument pas saliver. C’était littéralement LE dessert que je ne choisissais jamais à la boulangerie avec ma formule sandwich. Celui qui restait dans la vitrine pendant que je prenais absolument n’importe quoi d’autre.

Je n’ai jamais compris les gens qui choisissaient un flan pâtissier à la boulangerie. Vraiment jamais. Pourquoi ce truc-là, alors qu’il y a tout le reste ? Je trouvais le flan terriblement ennuyeux. Trop riche, avec un goût de lait trop prononcé. Trop gros. Sans intérêt.

Et puis tu vois cette vitrine de boulangerie : les parts de tartes aux fruits, les choux coiffés de fondant sucré de toutes les couleurs, les gâteaux à étages, les revisites… Tout avait plus de gueule que le flan pâtissier. Je sais, tu peux m’insulter mentalement. J’assume.

Tarte bourdaloue poire amande

Kiffer un truc qu’on déteste ?

Et puis, en septembre dernier, j’en ai mangé un. Je ne sais même plus à quelle occasion.

Attention, nuance importante : le flan m’indifférait, mais je pouvais en manger. C’est pas que j’aimais pas ça, c’est juste que je préférais autre chose.

Bref. Je me retrouve à en manger un. Puis deux. Puis trois. Puis quatre. Pas le même jour, je te rassure. Pendant plusieurs mois, j’étais quasiment à une part de flan par jour.
Au point de commencer à en faire moi-même, parce qu’il faut être honnête : à la longue, ça devient un budget. Et surtout parce qu’en vrai… c’est assez simple à faire. Des œufs, du lait, de la crème, du sucre. La pâtisserie française par excellence. Mais le vrai déclic n’était pas là.

Du flan pâtissier à Dido

À un moment, je me suis rendu compte que ce n’était pas le flan, le sujet. Le flan, c’était mon symptôme. Ça m’a frappée un jour où j’expliquais à mon copain la puissance de la chanson White Flag de Dido. (Ouais je sais, ça part dans tous les sens!)
Je l’avais redécouverte en retombant sur mon vieux MP3 d’il y a dix ans. Je m’étais empressée de racheter un chargeur — parce que ça n’existe même plus, les chargeurs pour ce genre de matos. Et là, redécouverte totale.
Ce tube qui avait cartonné à l’époque prenait une toute autre dimension. Déjà parce que maintenant je parle anglais, donc les paroles me touchaient différemment. Et aussi à cause de la mélodie. Peut-être suis-je devenue plus sensible, tout simplement.

À l’époque, c’était pourtant un vrai tube. Ça passait en boucle à la radio, il y avait un acteur célèbre dans le clip, tout le monde parlait de Dido. Et même si je l’écoutais, jamais je l’aurais mise dans ma playlist “Et si tu finissais sur une île déserte”, tu vois. Et là, d’un coup, ça me parlait.

Et voilà que ça me faisait la même chose avec des films. Des musiques. Des saveurs. Des trucs que j’avais toujours trouvés plats, ennuyeux ou sans intérêt. Et puis, sans prévenir… ça m’a parlé.

Tarte fruit crême pâtissière

Ce que j’appelle le « syndrome du flan pâtissier »

Alors qu’est-ce qui a provoqué ce changement ? Parce que ces choses-là n’avaient pas changé. Elles étaient exactement les mêmes qu’avant. Mais moi, visiblement, je n’étais plus tout à fait au même endroit.

Peut-être que je n’étais pas prête avant. Peut-être que je n’étais pas assez mûre. Peut-être que j’ai changé. Ou vieilli. Probablement un peu des deux. Sans doute que mon vécu m’a ouvert deux ou trois chakras au passage.

J’ai fini par appeler ça le syndrome du flan pâtissier. Ce moment où quelque chose que tu rejetais complètement devient soudain évident. Pas parce que l’objet a changé — mais parce que toi, oui.

En cuisine, ça arrive souvent. Il y a des plats qu’on trouve “trop simples”, “pas intéressants”, “sans relief”. Jusqu’au jour où on est capable de les goûter vraiment. De comprendre leur équilibre. Leur justesse. Leur intention. Ou finalement on les approche avec un nouvel état d’esprit ou simplement sans attente. Et ça connecte!

Et au fond, il y a quelque chose d’assez rassurant là-dedans. Se dire qu’on n’est pas obligé de courir après la nouveauté tout le temps. Que tout n’a pas besoin d’être spectaculaire, original ou inédit pour être puissant. Que certaines choses peuvent nous attendre tranquillement.

J’aime bien cette idée de “repasser” ma vie à la loupe pour y trouver des choses qui auraient peut-être un sens différent aujourd’hui. Et puis, si on peut redécouvrir, à différents moments de sa vie, des choses qu’on connaît déjà… Alors peut-être que rien n’est jamais vraiment “dépassé”. Pas même un flan pâtissier.

Dis-moi en commentaire si ça t’est déjà arrivé. Et avec quoi.

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